Au tournant des années 1700, bien avant que la Baie de Saint-Simon ne devienne ce paisible havre de pêcheurs, des rumeurs d’or et de sang circulaient déjà sur ses rivages. On parlait de voiles noires à l’horizon, de criques isolées propices aux caches secrètes… et de trésors enfouis sous la boue épaisse de la baie.
Près de deux siècles plus tard, un homme nommé Élisée Duguay, né autour de 1878, fut le dernier à détenir un étrange secret. Enfant, il avait entendu parler d’un trésor de pirates caché dans la baie. Avec les années, il passait souvent de longs moments sur la berge, le regard fixé vers un point précis de l’eau. Les gens du village, qui ignoraient cette histoire, souriaient parfois en disant qu’il devait être un peu fou. Mais un jeune du village, lui, pensait autrement : et si Élisée avait découvert l’endroit exact où reposait le trésor… sans jamais oser le toucher ?
À l’époque, la superstition était tenace : on racontait que les pirates enterraient parfois un membre de leur équipage avec leur butin, afin qu’il en devienne le gardien éternel. Celui qui osait s’emparer du trésor attirerait malheur et malédiction sur sa famille. Peut-être est-ce pour cette raison qu’Élisée garda le secret, préférant veiller sur le mystère plutôt que de risquer la colère des esprits.
Des années plus tard, un pêcheur d’huîtres nommé Albeni Lanteigne fit une découverte troublante près du cimetière de Saint-Simon. En marchant dans la boue, il heurta un objet bombé : un coffre, de deux pieds de large et trois pieds de long, enfoui profondément. Il attrapa la poignée pour tirer… mais celle-ci céda, lui restant dans la main. Ce morceau de métal portait un symbole étrange : la Rose Tudor, emblème de l’Angleterre à l’époque de la Renaissance.
Un professeur d’anthropologie de l’Université de Montréal confirma que cette poignée provenait bien d’un coffre d’époque Tudor. Était-ce là la preuve que des pirates avaient volé une cargaison précieuse aux Tudors et l’avaient enterrée dans la baie de Saint-Simon ? Ou n’était-ce qu’un vestige mystérieux parmi tant d’autres ?
Aujourd’hui encore, nul ne sait ce qu’il est advenu du coffre. A-t-il été englouti par la mer ? Caché dans les forêts avoisinantes avant d’être emporté par l’érosion ? Ou bien attend-il toujours, là, sous nos pieds, que quelqu’un ose défier la légende ?
Alors, Élisée Duguay était-il vraiment fou… ou le dernier à connaître le secret des pirates de Saint-Simon ?
Vraies images de la poignée

Article Wikipédia au sujet de la Rose Tudor
La Tudor Rose (parfois appelée la Rose de l’Union) est l’emblème floral traditionnel héraldique de l’Angleterre et prend les origines de son nom de la dynastie Tudor.
Origines
Henri VII avait pour père Edmond Tudor, de la famille des Tudor de Penmynydd (en), et pour mère Margaret Beaufort, de la maison de Lancastre. Lorsque, après avoir battu Richard III, il s’empara de la couronne d’Angleterre, il mit fin à la guerre des Deux-Roses (1455 – 1485), qui opposait la maison de Lancastre (dont l’emblème était la rose rouge) et la maison d’York (dont l’emblème était la rose blanche).
Après son mariage avec Élisabeth d’York, Henri VII Tudor créa l’emblème de la rose Tudor, rouge à cœur blanc, et plus tard fut créé le rosier York et Lancaster, panaché rose et blanc.
La rose est aujourd’hui encore la fleur symbolique de l’Angleterre. Elle apparait sur la pièce britannique décimale de vingt pence, de son introduction en 1982 jusqu’à 2008.
